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Le scan qui peut faire du bien.

Santé sexuelle · Santé mentale
Des infos fiables. Sans tabou. Sans jugement.

Mascotte d’Epitop : un petit serpent souriant avec une croix de pharmacie

La santé sexuelle et la santé mentale, cela concerne tout le monde. Peu importe ton âge, ton genre, ton orientation sexuelle ou les questions que tu te poses.

Et surtout, sache qu’en pharmacie, il n’y a pas de question bête lorsqu’il s’agit de santé.

Sur cette page, tu trouveras des informations fiables, des conseils simples et des contacts utiles. Sans tabou, sans jugement et sans avoir besoin de t’inscrire.

Et n’oublie pas : en pharmacie, des professionnels de santé sont disponibles sans rendez-vous pour t’écouter, te conseiller et t’orienter. Alors, n’hésite pas à entrer !

Tu as une question ? Tu es au bon endroit.

🚨 J’ai besoin d’aide maintenant

Un préservatif a craqué ? Tu as eu un rapport non protégé ?

  • Risque de grossesse : rends-toi rapidement en pharmacie pour parler de contraception d’urgence. Plus elle est prise tôt, mieux c’est : la pilule du lendemain se prend jusqu’à 3 jours (72 h) ou 5 jours (120 h) après le rapport, selon la pilule. Elle est gratuite et sans ordonnance : sur présentation de la carte Vitale si tu es majeure, et anonymement si tu es mineure.
  • Risque de transmission du VIH : rends-toi immédiatement aux urgences (ouvertes 24 h/24) ou dans un CeGIDD, à ses heures d’ouverture, pour le traitement post-exposition (TPE), idéalement dans les 4 heures et au plus tard dans les 48 heures. Là encore, n’attends pas.
  • Risque d’IST (infection sexuellement transmissible) : fais-toi dépister en laboratoire (pris en charge à 100 % avant 26 ans, et à tout âge pour le VIH). Le délai avant qu’un test soit fiable dépend de l’infection (jusqu’à 6 semaines pour le VIH par prise de sang) : demande conseil au laboratoire ou à ton pharmacien. En attendant, protège-toi et protège tes partenaires.

Tu es en détresse psychologique ou tu as des idées suicidaires ?

Appelle le 3114, gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7.

En cas de danger immédiat, appelle le 15 ou le 112.

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❤️ Ma santé sexuelle

1. Les préservatifs : une protection simple et accessible

Le préservatif protège contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et contribue à éviter les grossesses non désirées.

Quelques réflexes :

  • Utilise un préservatif neuf à chaque rapport. Change de préservatif après une pénétration anale s’il doit y avoir une pénétration vaginale ensuite.
  • Vérifie la date de péremption et l’état de l’emballage.
  • Choisis une taille adaptée.
  • Utilise un lubrifiant compatible avec le préservatif : les produits gras peuvent abîmer le latex.
  • Si tu es allergique au latex, il en existe sans, donc pas de souci.
  • N’utilise pas deux préservatifs l’un sur l’autre : cela peut augmenter le risque de rupture.

Tu as moins de 26 ans ? Certaines marques de préservatifs sont prises en charge à 100 % en pharmacie, sans ordonnance. Les personnes mineures peuvent demander la confidentialité.

2. La contraception : à chacun sa solution !

Pilule, implant, DIU (stérilet), patch, anneau vaginal, préservatif… Il existe plusieurs moyens de contraception.

Le meilleur choix est celui qui te correspond personnellement : ton quotidien, tes préférences, ta santé… Tu peux en parler à un médecin, une sage-femme, un pharmacien ou dans un centre de santé sexuelle.

Bon à savoir : la plupart des contraceptions ne protègent pas des IST. Le préservatif reste un outil essentiel de prévention.

3. Un oubli ou un accident ? La contraception d’urgence

Un rapport non protégé, un préservatif qui glisse ou se déchire, un oubli de contraception : cela peut arriver. Rassure-toi, il existe plusieurs solutions :

  • La pilule du lendemain (lévonorgestrel), utilisable jusqu’à 72 heures après le rapport.
  • La pilule du lendemain (ulipristal), utilisable jusqu’à 120 heures (5 jours).
  • Le DIU au cuivre, qui peut être proposé comme contraception d’urgence dans les délais adaptés.

La contraception d’urgence hormonale est disponible gratuitement et sans ordonnance en pharmacie, pour toutes les femmes. Elle est anonyme pour les mineures.

N’attends pas le dernier moment. Un professionnel pourra t’aider à choisir la méthode la plus adaptée et t’expliquer quand effectuer un test de grossesse, si besoin.

4. Les IST : on peut en avoir sans le savoir

Une IST, c’est une infection causée par une bactérie, un virus ou un parasite, qui se transmet lors des rapports sexuels, qu’ils soient vaginaux, anaux ou bucco-génitaux (fellation, cunnilingus), et parfois par simple contact de peau à peau au niveau des parties génitales. Tu as peut-être déjà entendu parler de « MST » : c’est l’ancien nom.

Chlamydia, Gonorrhée, Syphilis, VIH, Hépatite B, Papillomavirus…

Certaines infections sexuellement transmissibles ne provoquent aucun symptôme. On peut donc en avoir une et la transmettre sans le savoir. Le dépistage est un réflexe de prévention, pas une raison d’avoir honte.

Où se faire dépister ?

  • En laboratoire, avec le dispositif Mon test IST, sans ordonnance ni rendez-vous.
  • Dans un CeGIDD, qui propose des services gratuits de prévention et de dépistage.
  • Auprès d’un médecin ou d’un autre professionnel de santé habilité.

Pour les moins de 26 ans, les cinq IST concernées par Mon test IST sont prises en charge à 100 % dans les conditions du dispositif. Le dépistage du VIH est pris en charge à 100 % sans limite d’âge.

Tu as entre 18 et 25 ans ? Tu peux également vérifier ton éligibilité au kit de dépistage à domicile pour la Chlamydia et le Gonocoque.

Attention : après une prise de risque récente, un test négatif réalisé trop tôt ne suffit pas toujours à exclure une infection. Demande conseil sur le bon moment pour te faire dépister.

5. PrEP et TPE : deux moyens de prévention du VIH

La PrEP : avant une exposition

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est un traitement préventif destiné aux personnes exposées à un risque d’acquisition du VIH. Elle nécessite une consultation, des examens et un suivi médical. Elle ne protège pas contre les autres IST ni contre une grossesse.

Le TPE : après une exposition

Le traitement post-exposition (TPE) est un traitement d’urgence qui peut réduire le risque d’infection par le VIH après une exposition. Il doit être évalué et commencé le plus rapidement possible, idéalement dans les 4 heures, et au plus tard dans les 48 heures.

Si tu penses avoir pris un risque face au VIH, consulte immédiatement aux urgences (ouvertes 24 h/24) ou dans un CeGIDD, à ses heures d’ouverture.

Bon à savoir : une personne séropositive qui prend son traitement depuis au moins 6 mois, et dont la charge virale est indétectable depuis au moins 6 mois, ne transmet pas le VIH lors des rapports sexuels. C’est ce qu’on appelle le TasP (Treatment as Prevention), résumé par le slogan « Indétectable = Intransmissible ». Attention, cela ne protège ni des autres IST ni d’une grossesse : le préservatif reste utile.

6. Vaccination : se protéger aussi autrement

Certains vaccins contribuent à prévenir des infections qui peuvent se transmettre lors des relations sexuelles, notamment :

  • Le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV).
  • Le vaccin contre l’hépatite B.

Demande à ton pharmacien ou à ton médecin si tu es à jour. Sache que même si tu n’as pas fini ton schéma vaccinal, tu peux bénéficier d’un rattrapage. Ton pharmacien est habilité à prescrire ces vaccins et à les injecter, donc là aussi, n’hésite pas.

7. Le consentement, c’est essentiel

Une relation sexuelle doit être librement consentie. Un consentement, c’est :

  • Libre : sans pression, sans peur, sans chantage. Le silence ne veut pas dire oui.
  • Éclairé : tu sais à quoi tu dis oui, et tu es en état de décider (pas sous l’emprise de l’alcool ou de drogues au point de ne plus pouvoir choisir).
  • Continu : tu as le droit de dire non, de changer d’avis et de poser tes limites, à tout moment, même en cours de route.

Si tu as vécu une situation de violence ou si tu te poses des questions sur ce que tu as vécu, tu peux en parler à un professionnel ou à un service d’écoute. Tu peux appeler gratuitement le 116 006 (aide aux victimes, tous les jours de 9 h à 20 h) ou le 0 800 05 95 95 (Viols Femmes Informations, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h).

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🧠 Ma santé mentale

1. Et toi, comment tu vas, vraiment ?

On parle souvent de prendre soin de son corps. Mais, prendre soin de sa tête, c’est tout aussi important.

Stress, anxiété, solitude, fatigue, tristesse, pression des études ou du travail, difficultés relationnelles… Tout le monde peut traverser une période compliquée.

Tu n’as pas besoin d’attendre que la situation devienne insupportable pour en parler.

2. Quelques signes qui méritent ton attention

  • Tu dors beaucoup moins ou beaucoup plus que d’habitude.
  • Tu ressens en permanence de l’anxiété, ou tout te paraît trop lourd.
  • Tu n’as plus envie de faire ce qui te plaisait.
  • Tu t’isoles de tes proches.
  • Tu consommes davantage d’alcool ou d’autres substances pour tenir.
  • Tu as l’impression que rien ne va s’améliorer.

Ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic, mais ils peuvent être une bonne raison de demander de l’aide.

3. À qui parler ?

Tu peux commencer par une personne de confiance : quelqu’un de ta famille, une amie ou un ami, ton pharmacien, ton médecin.

Tu peux aussi consulter directement un psychologue conventionné dans le cadre de Mon soutien psy, selon les conditions du dispositif.

Si tu fais des études, les services de santé étudiante et les dispositifs d’écoute spécialisés peuvent également être de précieux relais.

Demander de l’aide n’est pas un échec. C’est prendre soin de soi.

4. Sexualité, relations et santé mentale : tout est lié

Une relation difficile, une rupture, des questions sur son identité, une expérience de discrimination, une pression sexuelle ou la peur du regard des autres peuvent avoir un impact sur le moral.

Quel que soit ton genre ou ton orientation, tu mérites un accueil respectueux. Tu n’as pas à justifier ce que tu ressens pour avoir droit à une écoute.

5. Addictions : on peut en parler sans jugement

Alcool, tabac, cannabis, autres drogues, jeux d’argent…

Si une consommation ou un comportement commence à prendre trop de place dans ta vie, des professionnels peuvent t’aider à faire le point, sans jugement. Tu peux en parler à ton pharmacien, à ton médecin ou contacter un service spécialisé.

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📞 Les contacts qui peuvent vraiment aider

Urgences

  • 15 ou 112 : urgence médicale ou danger immédiat.
  • 17 : police ou gendarmerie en cas de danger.

Santé mentale

  • 3114 : prévention du suicide, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7.
  • Nightline : écoute et ressources pour les étudiantes et étudiants.
  • Mon soutien psy : accompagnement psychologique.

Santé sexuelle

Violences

  • 3919 : écoute et orientation des femmes victimes de violences (ce n’est pas un service d’urgence).
  • 119 : enfance en danger.
  • 116 006 : aide aux victimes, gratuit, tous les jours de 9 h à 20 h.
  • 0 800 05 95 95 : Viols Femmes Informations, gratuit, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h.

Addictions

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💚 Et si tu en parlais à ton pharmacien ?

Tu l’auras compris, la pharmacie est aussi un lieu de prévention.

Tu peux y poser des questions sur les préservatifs, la contraception d’urgence, la vaccination, le dépistage ou demander vers qui te tourner.

Tu n’as pas besoin de tout savoir ni de trouver les bons mots. Parfois, une simple question permet d’engager une conversation importante.

Pourquoi cette page existe-t-elle ?

Epitop est un média pharma créé par des pharmaciens en activité qui croient en une pharmacie accessible, bienveillante et engagée dans la prévention.

Pour nous, comme pour tous nos confrères, la prévention est essentielle. Alors, nous nous sommes dit que ce QR code, sur un distributeur de préservatifs, pourrait être une belle occasion de t’informer, de t’accompagner et, peut-être, de te faire du bien !

Avec cette campagne, nous voulons rendre l’information plus facile à trouver, mais aussi te rappeler que ton pharmacien est là pour t’écouter, te conseiller et t’aider.

Un scan peut faire du bien. Une conversation aussi.

Informations générales de prévention. Cette page ne remplace pas une consultation médicale. Les conditions d’accès aux dispositifs et de prise en charge peuvent évoluer.
Dernière mise à jour : novembre 2026.